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Attachez vos ceintures, les deux as sont partis pour la capitale italienne! Nous étions à peine atterris que j’emmène William déguster son premier café italien au comptoir de la petite cahute à journaux de la gare… toute l’Italie s’offre à nous pour 1euros20.
Italia 1 point… Allez dont commander un café dans la gare de votre ville et vous m’en direz des nouvelles! Et ne me dites pas que votre grand gobelet de café Starbucks à 4,50 euros tient la comparaison.

Arrivés en gare de Trastevere, nous sommes un peu désorientés car aucun panneau n’indique la route vers le tram ni le trajet que fait celui-ci. Pas grave, je saisis l’occasion de pratiquer mon italien appris en vacances quand j’avais 10 ans et interpelle des petits vieux…qui me passent une jeune fille au téléphone. Impossible d’acheter un ticket dans le tram, les machines sont cassées, mes nouveaux amis me font signe qu’il ne faut pas payer, qu’il n’y a aucun risque. Italie 2 points… pour ses transports en commun propices à la fraude.
Trastevere centre. Je me rappelle m’être baladée dans les rues de ce quartier populaire en été, il faisait très chaud. Aujourd’hui, les rues sont un peu plus désertes sous un soleil timide.

Café Settimiano

En route vers le centre ville, nous traversons l’intrépide Tibre vert-de-gris. Nous avons pleine vue sur l’île Tiburine, ses belles bâtisses et sa nature luxuriante. Nous débouchons sur le Largo Argentina dont le centre sont des ruines dédiés à l’espèce féline. E effet, dans cet espace, se prélassent des dizaines de chats, nourris, stérilisés et protégés du froid dans un local qui empeste la litière qui pique au nez.

Le centre ville de Rome est facilement visitable à pied. Il est possible de rejoindre la place du Monument à Vittorio-Emmanuel II (baptisé la »machine à écrire » par les Romains et on comprend pourquoi), puis de monter les escaliers menant à la belle place du Capitole en faisant un petit coucou aux statues de Castor et Pollux en passant avant de rejoindre l’avenue des Forum romains et le Colisée. Des dizaines de vendeurs à la sauvette tentent de nous refourguer des selfiesticks et des boissons. C’est ça aussi Rome, des petits vendeurs de boissons, des échoppes de panini. Et parfois, un petit chat sur un muret…

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Le samedi soir à Trastevere, les Romains se retrouvent en terrasse ou sur une place pour discuter en buvant une bière et en fumant clopes sur clopes. Quel plaisir de vivre cette ambiance toute méditerranéenne! Malheureusement, la fièvre m’empêche d’en profiter davantage.Un délicieuse et fraîche pizza de chez Poppi Poppi, un spritz dans un charmant pub du vicolo de cinque et puis au lit!

Nous commençons notre deuxième journée par le marché aux puces de Porta Portese. J’avais lu qu’il était une mine de trouvailles et un marché très populaire. Mauvais jour peut-être… Nous ne voyons que de tristes échoppes de gadgets made in China et on ne peut pas dire que la foule soit au rendez-vous. Un peu penauds, nous reprenons notre route en suivant le Tibre en direction du sacré Vatican.

Sur le chemin, nous passons devant la Villa Farnesina dont le nom me sonne vaguement à l’oreille. Allez, nous prenons un ticket en nous faisant passer pour des étudiants… Rome nous rendrait-elle filous? La grande villa est magnifique avec ses fresques de Raphaël aux couleurs chatoyantes. Les plafonds sont assez bas que pour observer tous les détails de la luxuriante scène dépeignant l’histoire d’Amour et Psychée.
Voilà la Renaissance italienne dans toute sa grandiosité! Pas besoin de visiter les Musées du Vatican, nous avons ses fresques presque rien que pour nous.

Enfin, le Vatican et son fort que l’on aperçoit du majestueux pont Saint-Ange.
Les cars de touristes et les boutiques de souvenirs catholiques revendant la binette de Pâpe sous toutes ses formes nous indiquent que nous sommes sur la bonne voie. La file pour entrer dans l’immense Basilique Saint-Pierre fait 200km mais nous persévérons. Peut-être que tout le monde a suivi notre idée car peu à peu la place se remplit de monde… Certains portent des lanières et tous regardent dans la même direction. Bon sang, mais c’est bien sûr, ils attendent PAPA! Midi tapante sous le soleil, Bim Bam Bom, voilà le saint-père de la taille d’un petit pois qui nous raconte des histoires en italien. Un bien étrange spectacle de liesse catholique en prime. Tout bénis que nous sommes désormais, nous pénétrons dans la Basilique. Majestueuse et très imposante, l’architecture rendrait la Pieta de Michel Ange paraît presque trop petite.

En route vers le métro, nous passons devant Castroni, l’épicerie spécialisée de Rome. Ses étagères de bois, son ancien comptoir et son odeur de café moulu donnent à cet endroit un charme tout rétro. Nous en profitons pour faire le plein de café maison moulu.

Il est temps de revenir vers le centre ville et de découvrir les plus belles places de la ville.
La Place d’Espagne aux célèbres escaliers est investie par quelques carnavaliers en tenue vénitienne… On se demande un peu pourquoi elle est si célèbre. Plus loin, la fontaine de Trevii en travaux! Je nous imaginais déjà, tout sourires et bonnets assortis, à lancer une pièce par dessus notre épaule… Mais quel carnage, on a recouvert Neptune d’échafaudages et vidé les bassins…

Une glace chez Giolitti me remonte le moral. Petit pot chocolat-fraise s’il vous plait et un café, payé d’avance à la caisse merci!  Non loin de là, voici le Panthéon qui nous impressionne tout particulièrement par son dôme. Celui-ci est percé en son centre pour recevoir les rayons de soleil et… la pluie. Puis la Piazza Navona et ses magnifiques et mystérieuses fontaines. Et pour finir en beauté, le Campo dei fiori investi par son marché et ses jolies terrasses couvertes. Rome ne manque pas de charme.

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Giolitti

Pantheon

Le lendemain matin, nous nous retrouvons devant la porte close du jardin botanique de Trastevere. Pas grave, nous allons monter la colline du Janicule. La fièvre folle me transporte, même pas peur des rues en pente. Récompense; il fait plein soleil et la vue sur la ville est magnifique. Nous retrouvons nos repères: La Basilique de Saint-Pierre, la machine à écrire, un petit bout du Colisée entre deux pins parasols. Tout cela nous donne envie de visiter les forums (Forii, excusez mon latin).

Toute grande ville compte son lot de cafés sympathiques, de beaux parcs et de boutiques. Mais il n’y a qu’à Rome que l’on peut trouver de romantiques ruines antiques. On est un peu perdu dans cet enchevêtrement de bâtiments en ruine et d’époques mais nous apprécions vraiment la balade entre les orangers, les colonnes, les pins, les cyprès, coupés du reste du monde et du bruit des voitures.
Pas assez rassasiés de culture, nous visitons le Colisée, auquel notre ticket nous donne aussi accès.
Malgré les travaux de rénovations et les échafaudages (encore ceux-là décidemment), on imagine assez facilement les grands spectacles et ses combats que l’édifice a du abriter…

Encore quelques heures avant de reprendre le train pour l’aéroport Fiumicino.
Il est 15h quand nous prenons place à l’une des tables de l’Urbana 47. Ce qui est génial à Rome, c’est que les restaurants semblent servir à toute heure. La carte propose des plats bio simples et de saison ainsi qu’une sélection de boissons de la région. La déco est assez sophistiquée et chicos mais les prix sont raisonnables. Nous vous recommandons le tiramisu… delicioso! Nous sommes un peu à l’avance à la gare de Termini, toute grouillante de monde, d’affiches publicitaires qui gâchent un peu la vue sur l’architecture épurée.

Janicule

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C’est le temps de tirer des conclusions. Difficile de ne pas tomber sous le charme d’une ville qui propose un voyage permanent dans le temps, et des plats gourmands à souhait… Il y a presque un restaurant dans chaque rue. Nous garderons en souvenir les rues pavées étroites, le bourdonnement d’une ville qui vit avec ses nombreux touristes, puis ses odeurs de cigarette et de café. Mais aussi ses magnifiques édifices qui nous étonnent au détour d’une rue.

Je n’aurais malheureusement pas eu le temps de visiter le quartier jeune et arty de Pigneto et son MAXX… qui, j’en suis sûre, apporte un nouvel éclairage à la ville légendaire.Nous reprenons un dernier espresso, très bon évidemment, avant de reprendre l’avion et de perdre 10 degrés.

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A Rome, on a trouvé:

Des bonnes glaces

Giolitti – Via Uffici del Vicario 40, 00186 Rome, Italie

Pica – Via della Seggiola, 12, 00186 Roma

Des bonnes choses à manger

Popi popi – Via Delle Fratte Di Trastevere 45, Rome
 
Poppi Poppi
 
Castroni – Via Cola di Rienzo, 196/198, 00192 Roma
Antico Forno Roscioli - Via dei Chiavari, 34, Roma

On a bu des bons cafés

Caffè Settimiano  (avec une terrasse, des bons cafés et plein de bonnes choses!) -Via di Porta Settimiana, 1, Roma RM

Ombre rosse caffe (terrasse charmante!) -  Piazza S.Egidio 12/13, 00153 Roma

Et des spritz

Vicolo del cinque et ses alentours

Et mangé de délicieuses choses

Urbana 47 -Via Urbana, 47, Roma

On a admiré la vue

Des Forum romains
Du Janicule – Piazza Garibaldi

Et de l’art à couper le souffle

Villa Farnesina -Via della Lungara 230,  Roma

Villa Farnesina