Cabas du Canada

Il y a quelques mois, mes amis Pierre et Teresa ont pris le vent d’hiver pour migrer à Toronto et ils en ont l’air bien satisfaits.

D’après mon réseau très sophistiqué, Toronto est une ville cosmopolite très agréable à vivre et ceci à un point tel qu’elle est prise d’assaut par les New-yorkais en mal de douceur et de quiétude. C’est la parfaite synthèse d’une ville qui bouge mais qui reste à taille humaine.

Il y fait actuellement un peu frisquet mais cela vaudrait le coup d’ y secouer ses plumes un de ces quatre. Mais en attendant, découvrons la culture canadienne à travers ses denrées alimentaires voulez-vous bien, car c’est toujours amusant!

Cher lecteur, voici, en exclusivité…

Le cabas de Pierre et Teresa

Cabas du Canada

  • Du Canada Dry bleu

Ici, si tu commandes un Canada dry dans un bar, on ne te comprendras pas. Il faut dire un « Ginger Ale » (et il faut dire « s’ilvousplait »). Parce que des Canada Dry, ils en ont  plusieurs. En exclusivité pour le BDK, on a essayé le bleu, qui s’avère être … de l’eau pétillante. Et pas terrible en plus, il en reste si vous voulez.

  • Des cookies

Et pas n’importe quels cookies: des cookies « The Decadent », et le plus important, des cookies « Soft-Baked ». Parce que le nom est rigolo, et parce qu’après avoir gouté ça, plus jamais vous ne mangerez de cookies en Europe.

  • Des haricots « façon érablière »

On voulait juste mettre une bouteille de sirop d’érable, mais il nous en restait encore chez nous, alors on a pris un dérivé. On trouve toutes sortes de trucs aromatisé au sirop d’érable ici, et en général, c’est plutôt bon.

  • Des oeufs « naturel »

Il y a les oeufs les moins chers, il y a les oeufs bio, et entre les deux, il y a ça. Naturel, ça veut dire « No antibiotics or medication in the feed ». Chouette. Amis europpéens, souvenez-vous que parfois c’est cool de vivre dans un endroit où on impose certaines normes aux fabriquants de bouffe… Sinon, pour rigoler, la traduction française de « in the feed », c’est « dans la moulée ». Depuis qu’on est ici., on apprend plein de nouveaux mots français qui n’existent pas.

  • De la trempette aux chipotles

Parce que le rayon « Dip » (genre de sauce pour tremper des chips ou du pain) des supermarchés est particulièrement fournis dans ce pays. Et parce que les traductions françaises forcées sur les produits alimentaires ça donne de drôle de résultats. On aurait pu aussi vous mettre un paquet de « maïs éclaté ».

  • Du fromage marbré

A moins d’aller dans une fromagerie, où, en y mettant le prix, on peut tomber sur des produits de qualité, le canadien a généralement le choix entre deux fromages: le cheddar et la mozzarella. Par soucis de simplicité, les deux ont la même forme, la même aspect et le même gout. Le choix réside donc surtout dans la couleur, orange ou blanche.  Ou alors, pour déconner, un mélange: le fromage marbré.
Anecdote fromagère:
Au Canada, il y quand même de la vraie Mozza, ça s’appelle du Bocaccini.

  • Trois sacs de lait

Le lait en sac, c’est chic. Introduisez-le dans votre pichet à lait, et découpez le coin du sachet. Encore plus chic: avoir dans son frigo un emplacement dédié aux sacs de lait.

Bonus #1 On aperçoit sur la photo le coin du journal gratuit « Now ». Une référence pour être a courant de ce qui se passe en ville. On en voit pas mal dans le film « Scott Pilgrim »

Bonus #2 Le canapé rose sur lequel a été vidé notre cabas a appartenu à madame Eaton. True story.