LOMBARDIE

Non. Voilà. On n’a pas eu le temps. Il faisait chaud… En fait, on n’avait simplement pas envie. De prime abord, aller à Milan en août n’est peut-être pas l’idée la plus brillante. Il fait une chaleur étouffante et une grosse partie des commerçants et restaurateurs ont fermé boutique jusqu’en septembre. C’était sans compter sur notre enthousiasme naturel pour la découverte et à notre capacité naturelle à profiter des vacances en général. Nous voilà à l’aéroport de Bergame, sur fond de montagnes pré-alpines qui se découpent sur le ciel rosé de début de soirée. Une heure plus tard, nous étions à table devant notre première pizza, délicieuse, forcément. Ça commence très bien.

Sur les toits de Bergame

Les gars, attendez un peu avant de prendre la navette menant à Milan, il y a ici un capital vacances à exploiter. Bergame est une charmante petite ville qui se compose de deux parties ; la ville basse (ville nouvelle) et la ville haute (vieille ville), toutes deux reliées par un funiculaire. Le bas de la ville est idéal pour faire un peu shopping si vous avez quelques sous.

Pour atteindre la ville haute, nous avons grimpé les routes très pentues, ce qui nous a laissé le temps d’observer les coquettes villas bordées de jardins exotiques. Le charme et le raffinement à l’italienne tout simplement. Encore un peu d’effort, avant de voir, depuis la corniche, la ville basse toute entière, c’est assez beau. La vieille ville est très agréable et calme. Les rues sont trop étroites pour les voitures et c’est très bien comme ça. Nous nous installons quelques instants sur la très belle place principale donnant sur l’église, la tour, et de jolies terrasses…

FullSizeRender (24)

Pas besoin de guide ni de carte, il suffit de se laisser promener au gré des ruelles. Sur la rue commerçante, nous bavons sur les spécialités en vitrine des traiteurs. Nous avons complètement oublié Bruxelles, quand nous nous installons en terrasse du « Marianna » pour prendre un lunch.

Avant de monter dans le bus pour la gare, nous tentons l’ascension de nous nous laissons tenter par l’ascension de la Torre Bergamo, le point le plus haute de la ville. Nous décidons de faire ça à pied bien entendu… c’est un peu le motif de répétition de ce voyage.

Nous voilà en dessous de la grosse cloche, avec une magnifique vue. Il est bon de prendre un peu de hauteur parfois !

Une délicieuse bio gelati avant de prendre le train pour Milano.

Bergamo

Arrivée à Milan

Nous voilà dans notre nouvelle maison. Du moins, pour les 5 jours à venir. Milan est notre point d’encrage idéal pour découvrir la région en train.

J’avais visité Milan quelques années plus tôt, à l’occasion de la Design Week (oui souvenez-vous ICI!). Je me souviens d’avoir vu du design jusqu’à plus soif. C’est avec plaisir que je retrouve la ville aux grands immeubles de briques, de carrelages des kakis et de volets orangés aux entrées monumentales. Nous revoyons la blanche place du Duomo, la démesurée galerie Vittorio Emmanuelle et la légendaire Scala (pas si impressionnante que ça). Mais nous approfondirons la visite plus tard, d’autres destinations nous attendent.

Vue_piazza_duomo

 

Escapade Genovese

L’avantage en Italie, c’est qu’il ne faut pas réserver les trains à l’avance. En plus, ils ne sont pas chers! Trenitalia, je t’aime. Levé de bonne heure, il est juste l’heure du café quand nous sortons de la gare de la Piazza Principe, coucou statue de Christophe Colomb! Nous engageons naturellement dans la charmante via Balbi qui m’a tout de suite fait penser à Naples. Nous tournons dans les ruelles étroites et biscornues qui montent et qui descendent. Il y a des tags sur les murs et des petites épiceries chinoises et des cafés un peu bizarres à proximité du port. Les quais aménagés en cinéma et autres espaces de divertissement sont très chouettes, on y aperçoit au loin de gros containers en train d’être chargés sur un paquebot chinois.

Nous sommes arrivés sur la grande place avec les jets d’eau promenés puis dans la via XX Settembre, la rue commerçante semi couverte assez particulière puisque décorée des néons multicolores aux formes des enseignes. Plus loin, nous avons découvert le super Mercato Orientale où nous avons fait le plein de savoureux fruits et légumes. La belle piazza Corveto, l’imposante Piazza de Ferrari,  Nous errons un peu sans but, avant de trouver l’endroit parfait où manger; Maxela, un beau petit restaurant boucherie niché dans une cave fraîche, où par esprit de contradiction, nous avons dégusté de délicieuses trofie au pesto avec une pointe de truffe. Delicioso!

Je voulais vraiment aller voir la mer, nous avons donc pris le bus 17 vers Nervii. Les arrêts se succèdent pendant 30 minutes avant de descendre vers Nervii, un quartier éloigné qui donne accès à une ou deux plage publique, bondées, forcément. Nous tentons l’escalade des gros galets, sans succès probant, on avait l’air de deux gros malins à escalader des cailloux en plein cagnard. Nous nous rabattons sans réfléchir alors sur la plage privée… de la gendarmerie. Le monsieur nous demande étrangement d’où nous venons avant d’appeler son patron et de nous concéder un siège sur la terrasse.

FullSizeRender (11)

Como, como, como

Nous voulions passer la frontière pour aller voir le lac de Lugano, mais après mûre réflexion, nous nous sommes dit que pour 40 euros de train en moins, le lac de Côme ferait grandement l’affaire. Pas que nous rêvions de voir les petits palais bordant le célèbre lac, nous voulions surtout voir un peu de montagne et de nature. Nous n’avons pas été déçus. La ville de Cômes est coquette et proprette. Très vite, nous repérons notre objectif : le funiculaire. Celui-ci mène à Brunate, un petit village aux somptueuses maisons bourgeoises peintes en style Liberty (avec des fleurs, plein de fleurs).

Une flèche nous indique le Faro Voltiano à 29 minutes de marche. Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que la route était très pentue. Et je portais des tongs. J’ai maudit quelques fois William qui avançait devant moi tout guilleret puis j’ai pris le pli.

Brunate

C’était en fait vraiment bien de se donner un peu de mal pour voir la vue. Sans cela, on n’aurait pas autant profité du panorama donnant sur tout le lac. La plupart des touristes (même les touristes français faisant des commentaires en me voyant marcher en canard dans mes tongs) avaient déclaré forfait en chemin et nous étions presque seuls sur le grand panorama donnant sur le majestueux lac.

Bien, mais nous n’étions pas encore satisfaits. Une autre flèche indiquait un sanctuaire. Nous ne sommes jamais arrivés à ce sanctuaire alors que nous quittions la commune. Qu’à cela ne tienne, il y a une super terrasse dans ce vieux restaurant. Papy, servez-nous une bière pression et des chips s’il vous plaît. Bizarrement, ce moment fut le clou de ce séjour. La vue sur les montagnes et le lac, la fraîcheur de la bière, le silence et l’impression d’être loin de tout, c’était merveilleux Nous reprenons un chemin vers une cascade que nous n’avons pas non plus trouvée mais qui nous a permis de profiter encore de la vue. Le long du chemin, nous repérons des auberges, des jolis restaurants avec des géraniums aux fenêtres. Le vent se lève et il se fait tard quand nous reprenons le train vers l’urbaine Milan.

FullSizeRender (15)

Milan pour la fin

C’est pas tout ça mais il nous reste deux jours en Italie, il est grand temps de profiter du charme milanais. On commence par un café au ginseng (ça sent le saucisson, mais ça donne un sacré coup de fouet) au Santeria.

Les lieux culturels ne manquent pas, il va falloir faire un choix.

Nous optons pour les immanquables que j’avais manqué il y a quelques années. La cathédrale pour commencer et surtout, sa magnifique balade sur le toit. Nous profitons de la vue insolite sur la ville entre les statues tandis que d’autres nanas prennent des selfies puis prenons la direction du château Sforza à l’emblème de serpent. Celui-ci est situé dans un très grand parc, à l’entrée duquel se trouvent deux-trois kiosques. Attention, l’un d’entre eux est une petite pépite : Dal politico. Chaque sandwiche, et il y en a une kyrielle, porte le nom d’un politicien. Nous commandons un sandwiche super frais à l’escalope et negroni sballiato bien corcé. Autre point d’orgue de notre voyage. Nous sommes un peu saouls quand nous visitons la pinacothèque de Brera. Le palais des académie a une très belle collection d’art italien du 15e au 19e siècle. Des petits Jésus, des saints martyrs… et surtout un magnifique Raphaël. C’est dimanche et il n’y a presque pas un chat dans les rues de la jolie Brera. On a mal au pied mais je tire William vers la bourse pour voir la grande sculpture de marbre de Maurizio Cattelan, un doigt d’honneur géant.

Cattelan_milano

Nous enchaînons avec les Navigli, les canaux au sud de la ville, à l’affût d’un aperitivo. Nous arrivons d’abord à un grand marché de hipsters constitué d’une épicerie fine, un cinéma en plein air et de nombreuses cahutes restaurant. Le site est bien décoré mais nous préférons continuer notre chemin en quête de quelque chose de plus classique. Le dimanche, n’est pas le jour idéal des aperitivo mais nous trouvons une place le long du naviglio grande. Le concept est sympathique; une boisson+ un buffet à volonté.

Le lendemain, nous voulons aller boire notre cappucino au légendaire bar Basso… fermé. Nous avons pris le métro pour le marché de la place Wagner… presque tout était fermé. Il pleut, ça sent le départ. Nous faisons le plein de cadeaux chez Eataly et Bialetti (une fontaine à espresso les gars!) avant d’aboutir dans le quartier moderne et le fameux bosco verticale. Il fait bon se promener dans cette nouvelle partie de la ville, plus moderne et aérée.

Pour terminer le voyage en beauté, le soleil est revenu et c’est la tête pleine de souvenirs que nous quittons la terre d’Italie.

Mais l’aventure n’est pas finie pour nous, j’ai encore plein de belles photos à vous faire découvrir! Stay tuned!

Campari Milano

IMG_1465

Gare Milan

Bergamo_villa_alta